>> TRUFFES
La truffe se compose de 3 parties :
– La peau, appelée cortex ou péridium. D’aspect verruqueux et souvent crevassé, cette enveloppe comporte une multitude de verrues polygonales (4 à 6 faces) de taille moyenne (3-5 mm), côtelées en longueur, déprimées au sommet, sub-friables. Sa couleur est tout d’abord rouge-pourpre sombre, avant de devenir noirâtre.
– la chair appelée gléba, d'abord blanche, puis grisâtre, gris-rougeâtre, enfin brune, violacée à noir pourpré, parcourue de nombreuses veines fines et filiformes, bien marquées et ramifiées, blanches, rougissant à l'air à maturité, qui correspondent aux parties stériles du mycelium. À l'intérieur de la gléba, le nombre d'asques
– la partie végétative, le mycelium, formé de minuscules filaments. Ce sont ces filaments qui s’accrochent aux radicelles de l’arbre par des organes mixtes, les mycorhizes : par leur intermédiaire, l’arbre fournit au champignon des sucres (hydrates de carbone) qu’il ne peut synthétiser, tandis que le champignon fournit à l'arbre des sels minéraux (phosphore). La connexion entre le champignon et la racine de l’arbre forme un réseau intercellulaire, appelé réseau de Hartig. Le mycelium est souvent repérable, à la surface du sol, par la présence d’un «brûlé» autour du tronc : c’est une zone où la végétation disparaît, la truffe monopolisant toutes les ressources alentours, à l’aide d’un principe phytotoxique qui inhibe la germination de certaines graines.. (sacs contenant les spores ) va se multiplier. Les spores, de couleur brune sombre, sont longuement ellipsoïdes, comme un ballon de rugby. On en dénombre de un à six par asques (en moyenne trois ou quatre). Quand ils sont mûrs, leur dissémination, nécessaire pour assurer la continuité de l'espèce, se fait par rupture du péridium externe.













